Lancement officiel du projet de recherche Azithromycine


Lancement officiel du projet de recherche Azithromycine pour la réduction de la mortalité infanto-juvénile au Burkina Faso, piloté par le Centre de Recherche en Santé de Nouna (CRSN).


 


Madame la conseillère technique, Liliane GOUNABOU représentant madame le Ministre de la Santé a procédé au lancement officiel du projet « Azithromycine pour la réduction de la mortalité infanto-juvénile au Burkina Faso », le jeudi 31 janvier 2019, dans la salle de conférence de l’hôtel RAMADA à Ouagadougou.
Présidé par la conseillère technique, Liliane GOUNABOU représentant madame la Ministre de la Santé, Pr Claudine LOUGUE, cet atelier piloté par le CRSN qui est une des directions techniques de l’#INSP avait pour objectif d’informer les participants sur le contenu du projet de recherche ; recueillir leur feedback par rapport aux aspects essentiels du projet de recherche et établir un mécanisme de collaboration/communication pour la mise en œuvre du projet de recherche sur l’utilisation de l’Azithromycine pour la réduction de la mortalité infanto-juvénile.
Le Directeur Général de l’#INSP, le Dr Hien Hervé a dans son intervention souhaité la bienvenue aux différentes parties prenantes de l’atelier, avant de présenter en quelques minutes le projet de recherche dans sa globalité.
En rappel, ce projet de recherche, mené par l’Institut National de Santé Publique à travers sa plateforme de recherche, le Centre de Recherche en Santé de Nouna (CRSN) et ses partenaires de l’Université de Californie San Francisco, vise à évaluer l’efficacité de l’Azithromycine dans la réduction de la mortalité infanto-juvénile et son effet sur la flore intestinale et la croissance des enfants de moins de 5 ans. Il s’agira pendant trois (3) années durant de réaliser une étude par l’utilisation d’un médicament appelé Azithromycine chez des enfants de moins de 5 ans en vue de réduire leur mortalité.
Le taux de mortalité infantile en Afrique de l’ouest, selon des données de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est parmi les plus élevés au monde. Ce taux de mortalité infanto-juvénile en 2015 était estimé à 110 pour 1 000 naissances vivantes. A l’instar des autres pays de la région, les principales causes de mortalité infantile au Burkina Faso sont liés au paludisme, aux infections des voies respiratoires et à la diarrhée.
Aussi, les statistiques montrent que la mortalité néonatale reste toujours élevée, avec environ un cinquième de la mortalité néonatale due à des maladies comme la pneumonie, la méningite et la septicémie. De façon empirique, il a été constaté une réduction de la mortalité infantile après les campagnes de distribution de l’Azithromicyne dans le cadre de la lutte contre le trachome. Fort de ce constat, une étude a été diligentée dans plusieurs pays africains dont le Malawi, le Niger et la Tanzanie avec des résultats très significatifs sur la réduction de la mortalité infanto- juvénile de 25%, toutes causes confondues après une distribution semestrielle d’Azithromycine.
Ainsi pour confirmer ces résultats, l’INSP à travers le CRSN avec ses partenaires de l’université de Californie San Francisco se proposent de mener une étude comparative avec un échantillonnage plus étendu au Burkina Faso.
Au vu de ce qui prévalu la tenue de cet atelier, madame la Ministre de la Santé a tenu à témoigner sa gratitude à l’équipe de l’université de San Francisco Californie sans laquelle cette étude ne serait possible. Elle a également remercié et encouragé l’équipe de mise en œuvre de ce projet. Pour sa part, le Pr Claudine LOUGUE reste convaincue que l’enthousiasme et le dévouement des personnes impliquées permettront de faire de ce projet une grande réussite pour la réduction de la mortalité infantile.
De poursuivre en appréciant la bonne collaboration établie dans le cadre de ce projet avec les unités cliniques et paracliniques des CHU Pédiatrique Charles De Gaulles, Yalgado OUEDRAOGO, Souro SANOU et de toutes les formations sanitaires situées dans les régions de l’étude.
Madame la Ministre de la Santé, par la voix de sa représentante a lancé un appel à l’ensemble des acteurs afin que tous puisse s’approprier le projet et marquer leur adhésion sans faille pour un meilleur développement du capital humain tel que inscrit dans le référentiel de développement économique de notre pays à savoir le PNDES.


Reportage assuré par AB

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